Peinture cuisine : les 3 critères à lire sur le pot

Par la rédaction ·

Peintures pour cuisine
Sommaire
  1. Ce qu’une peinture de cuisine doit réellement encaisser
  2. Les trois critères à lire sur le pot avant d’acheter
  3. Mat, satin ou brillant : trancher par la surface, pas par le goût
  4. Acrylique, alkyde en émulsion ou époxy : quelle famille pour quel support
  5. La préparation du support décide du résultat, pas le prix du pot
  6. Peindre une pièce où l’on cuisine : air intérieur, odeurs, réoccupation
  7. Quantités, budget et TVA : chiffrer avant d’acheter
  8. Sources

Réponse courte : dans la très grande majorité des cuisines, une peinture acrylique en phase aqueuse, en finition satinée, classée 1 ou 2 en résistance à l’abrasion humide et portant l’étiquette d’émissions A+ couvre les contraintes réelles de la pièce. Le reste de ce guide ne sert qu’à une chose : vérifier ces quatre points sur le pot, en magasin, sans dépendre du vocabulaire commercial du fabricant.

La différence entre deux pots posés côte à côte sur un rayon ne se lit ni dans le nom de la gamme ni dans la photo de cuisine imprimée sur l’étiquette. Elle se lit dans trois valeurs normalisées, dont deux sont imposées par la réglementation et la troisième par une norme européenne de classification. Ces trois valeurs sont opposables : elles renvoient à des essais définis, pas à l’appréciation d’un service marketing.

Ce qu’une peinture de cuisine doit réellement encaisser

Une cuisine n’est pas « une pièce humide » au sens où l’est une salle de bains. Elle cumule cinq agressions distinctes, et chacune appelle une réponse différente.

  • La vapeur de cuisson, qui condense principalement au plafond et dans le tiers haut des murs, au-dessus des meubles hauts.
  • Les projections grasses, qui se déposent en film continu bien au-delà de la zone visible autour des plaques.
  • Le nettoyage répété au détergent, qui est l’agression la plus sous-estimée : ce n’est pas l’eau qui use le film, c’est le frottement humide répété.
  • Les variations de température à proximité immédiate des feux et du four.
  • Les chocs et frottements dans le couloir de circulation, sur les retours de cloison et les encadrements de porte.

« Spécial cuisine » n’est pas une caractéristique technique

La mention « cuisine et bain » sur un pot est une dénomination commerciale. Aucun texte ne la définit, aucun essai ne la conditionne, et deux produits qui la portent peuvent avoir des performances de nettoyabilité très différentes. À l’inverse, la NF EN 13300 (AFNOR, fiche consultée le 05/09/2026) établit le système de classification des produits de finition décorative pour murs et plafonds intérieurs, en neuf comme en rénovation. C’est elle qui rend comparable la « lessivabilité » annoncée par deux fabricants concurrents.

Cartographier la pièce avant d’acheter

Une cuisine se découpe en cinq zones qui ne subissent pas les mêmes contraintes : le plafond, les murs courants, la périphérie des plaques et de l’évier, la crédence, et les façades de meubles. Repartir avec un seul pot pour l’ensemble revient soit à surpayer les murs, soit à sous-équiper la zone de cuisson. Deux produits différents suffisent dans la plupart des cas, trois si la crédence et les façades sont concernées.

Un point d’honnêteté avant d’aller plus loin : la peinture n’est pas toujours la bonne réponse. Derrière une plaque gaz, une crédence peinte reste un compromis, quel que soit le produit. Sur un plan de travail sollicité tous les jours, avec découpe, humidité stagnante et chaleur ponctuelle, le résultat vieillit vite. Repeindre ces deux surfaces se défend comme solution d’attente, pas comme solution durable.

Les trois critères à lire sur le pot avant d’acheter

Critère 1 — la classe de résistance à l’abrasion humide

C’est la traduction chiffrée de ce que tout le monde appelle « lessivable ». La NF EN 13300, publiée le 11/02/2023 (AFNOR, consultée le 05/09/2026), classe les peintures murs et plafonds intérieurs selon la résistance à l’abrasion humide, le pouvoir masquant, la brillance et la granulométrie. L’essai qui produit cette classe est la NF EN ISO 11998, d’octobre 2006 (AFNOR Éditions, consultée le 05/09/2026), qui porte précisément sur la détermination de la résistance au frottement humide et de l’aptitude au nettoyage des revêtements.

Le repère utile : le label écologique européen n’accepte lui-même que les classes 1 ou 2 selon EN 13300 et EN ISO 11998 pour ses peintures murales intérieures (Commission européenne, décision 2014/312/UE du 28/05/2014). Si un référentiel exigeant se cale sur ces deux classes, elles constituent une borne raisonnable pour une cuisine. Un pot qui n’affiche aucune classe ne vous dit rien, et l’absence d’information est en soi une information.

Critère 2 — la brillance, une valeur mesurée et pas une impression

« Satin » n’a pas de définition unique d’une marque à l’autre. La brillance, elle, se mesure : la directive 2004/42/CE du 21 avril 2004 (EUR-Lex, PDF consulté le 05/09/2026) distingue les revêtements mats intérieurs pour murs et plafonds, définis par une brillance ≤ 25 @ 60°, des revêtements brillants intérieurs, au-delà de 25 @ 60°. Deux produits vendus sous le même nom de finition peuvent tomber de part et d’autre de ce seuil, avec des conséquences directes sur le nettoyage et sur le rendu de la lumière rasante.

Critère 3 — l’étiquette d’émissions

C’est le critère le moins négociable dans une pièce fermée où l’on cuisine tous les jours. L’apposition d’une étiquette indiquant les caractéristiques d’émission en polluants volatils est obligatoire pour les peintures et vernis à usage intérieur, pour les produits mis sur le marché à partir du 1er janvier 2012 (décret n° 2011-321, Légifrance, consulté le 05/09/2026), la personne responsable de la mise à disposition sur le marché répondant des informations portées sur l’étiquette.

L’échelle, de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions), et les substances mesurées sont fixées par l’arrêté du 19 avril 2011 (Légifrance, version en vigueur au 01/02/2024, consultée le 05/09/2026). Pour la classe A+, le texte retient notamment un formaldéhyde < 10 µg/m³, un toluène < 300 µg/m³, un xylène < 200 µg/m³ et des COV totaux < 1 000 µg/m³ (arrêté du 19 avril 2011, Légifrance), mesurés selon un protocole en chambre d’essai.

Le quatrième chiffre : la teneur en COV en g/l

À ne pas confondre avec l’étiquette d’émissions. La teneur en COV du produit prêt à l’emploi est affichée au titre de la directive 2004/42/CE, qui impose de mentionner la sous-catégorie, la limite applicable et la teneur maximale du produit (directive 2004/42/CE, article 4, EUR-Lex). Les plafonds en vigueur depuis le 1er janvier 2010 sont de 30 g/l pour un mat intérieur en base aqueuse et 40 g/l pour un brillant en base aqueuse, contre 60 g/l et 70 g/l en base solvant (directive 2004/42/CE, annexe II tableau A, EUR-Lex). Ces plafonds sont des maxima légaux, pas des marques de qualité : le label écologique européen descend à 10 g/l pour les mats intérieurs et 40 g/l pour les brillants (décision 2014/312/UE, critère 4, Commission européenne). Un écart de cet ordre entre la limite réglementaire et le repère du label indique une formulation réellement sobre.

Les quatre lignes à retrouver sur un pot et ce qu’elles autorisent à conclure. Sources : NF EN 13300 (AFNOR), directive 2004/42/CE (EUR-Lex), arrêté du 19 avril 2011 (Légifrance), décision 2014/312/UE (Commission européenne).
Mention sur l’étiquette Ce qu’elle vaut Ce qu’on en conclut en cuisine
Classe de résistance à l’abrasion humide (EN 13300) Issue d’un essai normalisé, EN ISO 11998 Le seul indicateur opposable de nettoyabilité
Brillance @ 60° Mesure physique, seuil réglementaire à 25 Tranche le débat mat / satin / brillant sans vocabulaire
Étiquette d’émissions A+ à C Obligatoire, protocole en chambre d’essai Critère prioritaire dans une pièce fermée et occupée
Teneur en COV en g/l Affichage imposé, avec la limite de la sous-catégorie Écart à la limite = sobriété réelle de la formulation
Peintures pour cuisine — illustration 1
Illustration originale — Le Prêt à Peindre

Mat, satin ou brillant : trancher par la surface, pas par le goût

Le compromis est mécanique et sans échappatoire : plus la brillance monte, mieux la surface se nettoie, et plus elle révèle les défauts de planéité du support. L’arbitrage se fait donc zone par zone, pas pièce par pièce.

Plafond. La contrainte dominante est la condensation et la vapeur, pas le frottement : personne ne lessive un plafond de cuisine chaque semaine. Un mat de classe élevée reste parfaitement défendable, et il masque les irrégularités que la lumière zénithale mettrait en évidence.

Murs courants et couloir de circulation. C’est le point d’équilibre du satin : nettoyable sans être miroitant, tolérant sur un mur correctement préparé.

Périmètre plaques-évier, tour de crédence, retours de portes. La brillance haute se justifie ici, et seulement ici. C’est aussi la zone où l’on accepte que la surface soit plus « dure » à l’œil, parce qu’elle est fractionnée par les meubles et les équipements.

L’erreur la plus coûteuse consiste à monter en brillance sur un placo mal ratissé. Un plan de travail éclairé par une rampe LED produit une lumière rasante qui souligne chaque reprise d’enduit et chaque trace de couteau. Le défaut n’était pas visible avant peinture ; il le devient définitivement après.

En magasin, quand deux marques nomment différemment ce qui semble être le même niveau de finition, la question à poser n’est pas « c’est du satin ? » mais « quelle est la valeur de brillance à 60° ? ». Si le vendeur ou la fiche technique ne la donne pas, le produit n’est pas comparable, et c’est déjà un critère de tri.

Acrylique, alkyde en émulsion ou époxy : quelle famille pour quel support

L’acrylique en phase aqueuse est le choix par défaut pour les murs et le plafond. Au-delà du confort d’application, c’est un choix de santé : l’INRS rappelle que les solvants pénètrent dans l’organisme par voie respiratoire, cutanée et par ingestion, que l’exposition chronique peut entraîner des atteintes irréversibles du système nerveux, du sang, du foie et des reins, et que la prévention passe en priorité par la suppression ou la substitution des solvants dangereux, notamment via le développement de produits en phase aqueuse (INRS, page mise à jour le 12/10/2022, consultée le 05/09/2026). Pour un particulier qui peint sans protection respiratoire, dans une pièce qu’il réoccupe le soir même, l’argument est décisif.

L’alkyde en émulsion occupe une position intermédiaire utile : dureté de film et tension de surface supérieures sur les boiseries, les portes et les encadrements, avec une application et un nettoyage à l’eau. C’est le produit pertinent pour les éléments de la cuisine qui prennent des chocs et des frottements de main.

L’époxy bi-composant se réserve aux supports non poreux et très sollicités : faïence de crédence, plan de travail. Ses contraintes sont réelles et doivent être acceptées avant d’ouvrir les pots — temps de vie en pot une fois les composants mélangés, exigence de ventilation, et surtout irréversibilité : revenir en arrière suppose un décapage, pas un simple recouvrement.

Les façades de meubles mélaminées ou stratifiées posent un problème différent. Le sujet n’est pas la peinture de finition mais l’accroche : c’est le primaire spécifique qui décide du résultat. Et il faut accepter par avance que les arêtes de portes, sollicitées plusieurs fois par jour, vieillissent plus vite que les faces planes.

Une nuance à ne pas perdre : « à l’eau » ne veut pas dire « sans solvant ». Ces formulations contiennent des cosolvants et des additifs, ce qui justifie de conserver une protection cutanée pendant l’application, conformément aux principes de prévention rappelés par l’INRS (2022).

Tableau de décision : support × sollicitation → famille de produit.
Support Sollicitation Famille Primaire
Placo neuf, plafond Vapeur, condensation Acrylique phase aqueuse Impression sur placo neuf
Placo ou plâtre, murs courants Nettoyage régulier Acrylique, classe haute Selon absorption du fond
Boiseries, portes, encadrements Chocs, frottements de main Alkyde en émulsion Sous-couche bois
Faïence de crédence Gras, chaleur, lessivage Époxy bi-composant Primaire d’accroche indispensable
Mélaminé, stratifié Ouvertures quotidiennes Laque à l’eau ou alkyde Primaire d’accroche indispensable

La préparation du support décide du résultat, pas le prix du pot

Le dégraissage est la première étape et la plus souvent sautée. Dans une cuisine occupée, un film gras invisible s’est déposé sur les murs bien au-delà de la zone de cuisson, porté par la vapeur. Peindre dessus produit un décollement, parfois plusieurs mois après, et aucune marque ni aucune classe d’abrasion ne rattrape ce défaut de départ.

Pour tout ce qui touche à l’état du support et aux conditions d’ambiance, le document de référence est le NF DTU 59.1 P1-1, publié le 22/06/2013 et confirmé le 30/11/2018 (AFNOR, fiche consultée le 05/09/2026). Il fixe les clauses techniques types des travaux de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais, en neuf comme en rénovation, sur plâtre, béton, bois et métaux. C’est le texte à opposer à un devis d’artisan qui resterait vague sur la préparation. Ses valeurs numériques de température, d’hygrométrie et d’humidité du support doivent être lues dans la norme elle-même : elles ne se recopient pas de seconde main.

Les désordres typiques d’une cuisine se traitent avant, jamais pendant : auréoles de condensation au plafond, moisissures d’angle derrière un meuble haut, ancien fond glycéro brillant qui doit être matifié pour accrocher, placo neuf non impressionné qui boira la première couche de façon irrégulière.

Sur faïence et sur mélaminé, le primaire d’accroche n’est pas une couche de plus à vendre : c’est lui qui porte l’adhérence. La finition ne fait que le recouvrir.

Checklist de préparation

  • Démonter ce qui peut l’être : plinthes, cache-prises, poignées, éventuellement les portes de meubles à peindre à plat.
  • Dégraisser l’intégralité des murs, pas seulement la zone visible autour des plaques.
  • Traiter les moisissures et identifier leur cause avant de refermer avec de la peinture.
  • Matifier les anciens fonds brillants, reboucher, poncer, dépoussiérer.
  • Protéger le plan de travail et l’électroménager encastré : la projection y est systématique.
  • Respecter l’ordre de chantier : plafond, puis murs, puis boiseries, puis façades de meubles.
Peintures pour cuisine — illustration 2
Illustration originale — Le Prêt à Peindre

Peindre une pièce où l’on cuisine : air intérieur, odeurs, réoccupation

La cuisine cumule deux sources d’émissions : le chantier lui-même et l’activité quotidienne. Dans son guide « Comment améliorer la qualité de l’air chez soi ? », l’ADEME rappelle que de nombreux polluants et de l’humidité sont émis dans l’air intérieur des logements par les matériaux — bois collé, papier peint, peinture, revêtements — et par les activités quotidiennes, dont la cuisson, et que le renouvellement de l’air suppose d’aérer régulièrement tout en disposant d’une ventilation entretenue capable d’extraire l’air vicié (ADEME, guide mis en ligne le 07/07/2025, fiche consultée le 05/09/2026).

Ce que l’étiquette A+ garantit mérite d’être décrit précisément, parce que la confusion est fréquente. Elle traduit une émission mesurée en chambre d’essai normalisée à 28 jours, selon l’annexe I de l’arrêté du 19 avril 2011 (Légifrance). Elle ne dit rien de l’odeur ressentie, ni du pic d’émission des premières heures après application. Un produit A+ peut sentir pendant deux jours ; un produit « sans odeur » peut être moins bien classé. Les deux informations ne mesurent pas la même chose.

La conduite de chantier en découle : ventiler pendant et après l’application, conserver une protection cutanée conformément aux recommandations de l’INRS (2022), et ne pas rincer les outils dans l’évier de la cuisine.

Un dernier point, souvent traité à l’envers : repeindre un plafond de cuisine qui a déjà noirci sans vérifier la ventilation revient à programmer le même désordre. La peinture masque la conséquence, elle ne traite pas la cause. Et dans un logement ancien, avant tout ponçage de revêtements anciens, la question de la nature de ces revêtements se pose sérieusement — elle mérite une ressource dédiée, pas deux lignes dans un guide de choix de peinture.

Quantités, budget et TVA : chiffrer avant d’acheter

La surface à peindre dans une cuisine se calcule différemment de celle d’une chambre, et l’écart est important. Méthode : périmètre × hauteur sous plafond, puis déduction des ouvertures, mais surtout déduction du linéaire de meubles hauts et bas. Dans une cuisine équipée sur deux murs, la surface réellement peinte tombe souvent à environ la moitié de la surface brute.

Prenons une hypothèse de travail, à remplacer par vos propres mesures : une cuisine de dix mètres carrés au sol, sous une hauteur de deux mètres cinquante, équipée en L. La surface brute des murs approche la trentaine de mètres carrés ; après déduction de la porte, de la fenêtre, de la crédence et des façades de meubles, la surface de mur réellement peinte descend nettement en dessous de vingt mètres carrés. À quoi s’ajoute le plafond, qui reprend la surface au sol.

Pour convertir cette surface en litres, un repère défendable existe : le label écologique européen exige un rendement minimal de 8 m²/l à 98 % d’opacité pour les peintures intérieures blanches et de teintes claires (décision 2014/312/UE, critère 3a, Commission européenne). Utilisé comme borne basse de calcul, il évite les mauvaises surprises face aux rendements optimistes affichés sur certains pots : divisez la surface par ce rendement, multipliez par le nombre de couches. Deux couches sont à prévoir par principe, plus une passe de primaire sur support neuf ou non poreux.

Sur le coût, ce guide ne donnera pas de fourchette : le prix dépend de la gamme, de la teinte, du conditionnement et du point de vente, et aucune donnée vérifiable ne permet d’en publier une ici. En revanche, un point fiscal est vérifiable et souvent ignoré. Si un professionnel intervient, les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien d’un local d’habitation achevé depuis plus de deux ans relèvent du taux de TVA intermédiaire de 10 %, et la peinture en fait partie, le taux de 5,5 % restant réservé aux travaux de rénovation énergétique (Service-Public Entreprendre, page vérifiée le 21/02/2026). Depuis 2025, le client atteste par une mention sur le devis ou la facture que les conditions du taux réduit sont remplies, les justificatifs devant être conservés jusqu’au 31 décembre de la 5e année suivant l’émission des factures (Service-Public Entreprendre, 2026). Un devis de peinture de cuisine facturé à un taux différent mérite une question.

La liste de courses type

  • Un dégraissant et de quoi rincer, avant tout achat de peinture.
  • Une impression adaptée au fond : placo neuf, ancien glycéro matifié, ou primaire d’accroche pour faïence et mélaminé.
  • Un mat de classe élevée pour le plafond, en phase aqueuse, étiqueté A+.
  • Un satin classé 1 ou 2 en abrasion humide pour les murs courants, avec sa valeur de brillance vérifiée.
  • Un produit à brillance haute, ou un époxy bi-composant, pour la seule zone plaques-évier-crédence si elle est peinte.
  • Le nécessaire de protection : bâches pour le plan de travail, ruban, gants.

Et le réflexe qui résume tout le guide : avant de payer, retourner le pot et lire quatre lignes — la classe d’abrasion humide, la brillance à 60°, l’étiquette d’émissions, la teneur en COV. Si l’une des quatre manque, reposez le pot et prenez celui d’à côté.

Sources

  1. Légifrance — République française — Le décret n° 2011-321 rend obligatoire l’apposition, sur le produit ou son emballage, d’une étiquette indiquant les caractéristiques d’émission en polluants volatils, pour les peintures et vernis destinés à un usage intérieur. Applicable aux produits mis sur le marché à partir du 1er janvier 2012, et au 1er septembre 2013 pour ceux mis sur le marché avant cette date. La personne responsable de la mise à disposition sur le marché répond des informations portées sur l’étiquette. (Décret du 23 mars 2011 ; page consultée le 05/09/2026)
  2. Légifrance — République française — L’arrêté du 19 avril 2011 fixe l’échelle d’étiquetage de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) et la mention obligatoire qui l’accompagne. Il liste les substances mesurées (formaldéhyde CAS 50-00-0, acétaldéhyde CAS 75-07-0, toluène CAS 108-88-3, etc.) et les COV totaux. Seuils de la classe A+ relevés dans le texte : formaldéhyde < 10 µg/m³, toluène < 300 µg/m³, xylène < 200 µg/m³, COVT < 1 000 µg/m³, selon un protocole en chambre d'essai à 28 jours (annexe I). (Arrêté du 19 avril 2011, JO du 13 mai 2011 (NOR : DEVL1104875A) ; version en vigueur au 01/02/2024 consultée le 05/09/2026)
  3. Union européenne — EUR-Lex (directive 2004/42/CE, annexe II tableau A) — Valeurs limites de teneur en COV applicables depuis la phase II (1er janvier 2010) : revêtements mats intérieurs pour murs et plafonds (brillance ≤ 25 @ 60°) — 30 g/l en base aqueuse, 60 g/l en base solvant ; revêtements brillants intérieurs (brillance > 25 @ 60°) — 40 g/l en base aqueuse, 70 g/l en base solvant. La directive impose aussi l’affichage sur l’étiquette de la sous-catégorie, de la limite applicable et de la teneur maximale en COV du produit prêt à l’emploi (article 4). (Directive du 21 avril 2004, phase II applicable au 01/01/2010 ; PDF consulté le 05/09/2026)
  4. Commission européenne — décision 2014/312/UE (Ecolabel UE, peintures et vernis) — Critères du label écologique européen pour les peintures intérieures : teneur en COV ≤ 10 g/l pour les mats murs et plafonds (brillance ≤ 25 @ 60°) et ≤ 40 g/l pour les brillants (critère 4) ; rendement minimal de 8 m²/l à 98 % d’opacité pour les peintures intérieures blanches et de teintes claires (critère 3a) ; résistance au frottement humide de classe 1 ou 2 selon EN 13300 et EN ISO 11998 (critère 1b). Groupe de produits codifié « 044 ». (Décision du 28 mai 2014 (modifiée par les décisions (UE) 2015/886 et (UE) 2021/1871) ; consultée le 05/09/2026)
  5. AFNOR — Norm’Info — La NF EN 13300 « Peintures et vernis — Peintures et vernis pour murs et plafonds intérieurs — Classification » est publiée et en vigueur. Elle établit le système de classification des produits de finition décorative appliqués sur murs et plafonds intérieurs, en neuf comme en rénovation, sur supports revêtus ou non. C’est la référence qui rend comparable la « lessivabilité » annoncée par deux fabricants différents. (Publication du 11/02/2023 ; fiche consultée le 05/09/2026)
  6. AFNOR Éditions — La NF EN ISO 11998 « Peintures et vernis — Détermination de la résistance au frottement humide et de l’aptitude au nettoyage des revêtements » est en vigueur (19 pages, ICS 87.040, équivalente à ISO 11998:2006 et EN ISO 11998:2006). C’est la méthode d’essai sur laquelle repose la classe d’abrasion humide de la NF EN 13300 : la classe affichée sur un pot renvoie à un essai normalisé, pas à une appréciation du fabricant. (Octobre 2006 ; fiche consultée le 05/09/2026)
  7. AFNOR — Norm’Info — Le NF DTU 59.1 P1-1 « Travaux de bâtiment — Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais — Partie 1-1 : cahier des clauses techniques types » est publié et confirmé. Il couvre les travaux neufs et de rénovation, à l’intérieur comme à l’extérieur, sur plâtre, béton, bois et métaux, dans toutes les zones climatiques françaises, et exclut les supports de sol. C’est le document contractuel de référence pour l’exécution et l’état du support ; ses valeurs numériques doivent être lues dans la norme elle-même. (Publié le 22/06/2013, confirmé le 30/11/2018, réexamen prévu au 22/06/2028 ; fiche consultée le 05/09/2026)
  8. INRS — Institut national de recherche et de sécurité — Les solvants pénètrent dans l’organisme par voie respiratoire, cutanée (peau saine ou lésée) et par ingestion. L’exposition chronique peut entraîner des atteintes irréversibles du système nerveux, du sang, du foie et des reins, avec des risques reprotoxiques et cancérogènes pour certains d’entre eux. La prévention passe en priorité par la suppression ou la substitution des solvants dangereux, notamment via le développement de produits en phase aqueuse. (Page mise à jour le 12/10/2022 ; consultée le 05/09/2026)
  9. Service-Public Entreprendre — DILA — Les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien d’un local d’habitation achevé depuis plus de deux ans relèvent du taux de TVA intermédiaire de 10 % ; la peinture en fait partie (le taux de 5,5 % étant réservé aux travaux de rénovation énergétique). Depuis 2025, le client atteste par une mention sur le devis ou la facture que les conditions du taux réduit sont remplies, les justificatifs devant être conservés jusqu’au 31 décembre de la 5e année suivant l’émission des factures. (Page vérifiée le 21/02/2026 ; consultée le 05/09/2026)
  10. ADEME — Agence de la transition écologique — Guide grand public « Comment améliorer la qualité de l’air chez soi ? » : de nombreux polluants et de l’humidité sont émis dans l’air intérieur des logements par les matériaux — bois collé, papier peint, peinture, revêtements — et par les activités quotidiennes, dont la cuisson. Le renouvellement de l’air suppose d’aérer régulièrement et de disposer d’une ventilation entretenue permettant d’extraire l’air vicié. (Guide ADEME, mise en ligne du 07/07/2025 ; fiche produit consultée le 05/09/2026)

Rédaction Le Prêt à Peindre

Les rendements, temps de séchage et précautions cités renvoient aux fiches techniques des fabricants, aux normes NF et à l’INRS. Nous ne vendons ni peinture ni prestation.

Sources et date de relevé

  • Les rendements, temps de séchage et compatibilités de support cités renvoient à leur source dans le corps du texte, avec la date du relevé.
  • Sources : fiches techniques des fabricants, normes NF et DTU applicables aux travaux de peinture.

Rédigé par la rédaction du Prêt à Peindre. Les rendements, temps de séchage et compatibilités cités viennent des fiches techniques des fabricants et portent leur date : vérifiez celle de votre produit, les valeurs varient d’une gamme à l’autre.

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